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25

May

2026

À LA UNE : LE COMTÉ EN ACTION

Atelier mobilité

L’atelier mobilité, organisé le 4 avril 2026 au Parc du Tremblay, a réuni 16 participants issus de 13 clubs autour d’un objectif central : mieux comprendre la mobilité comme un facteur clé de performance sportive.

La mobilité a été définie comme la capacité d’une articulation à exploiter activement toute son amplitude, sous contrôle neuromusculaire. Cette approche s’oppose à une vision passive du travail articulaire. Deux éléments indissociables la composent : l’amplitude articulaire (capacité structurelle de mouvement) et le contrôle moteur (capacité à stabiliser et utiliser ce mouvement). Sans contrôle, l’amplitude est inutilisable en situation réelle.

Une distinction essentielle a été établie entre souplesse et mobilité. La souplesse correspond à une amplitude passive, dépendante des tissus, tandis que la mobilité implique une production active intégrant force, coordination et contrôle. Ainsi, une amplitude non contrôlée ne peut être transférée à la performance.

Le développement de la mobilité répond à deux enjeux majeurs. D’une part, l’optimisation de la performance via une meilleure efficacité mécanique, une expression accrue de la force et de la vitesse, ainsi qu’une plus grande fluidité du geste. D’autre part, la prévention des blessures grâce à la réduction des compensations, une meilleure répartition des contraintes et une diminution des tensions inutiles. Le travail de mobilité agit également sur les fascias, améliorant la transmission des forces et les schémas de tension.

L’atelier a mis en évidence deux erreurs fréquentes : la confusion entre étirements et mobilité, menant à un travail passif peu efficace, et l’absence de progressivité et de lien avec le geste sportif, limitant les transferts vers la performance.

Plusieurs outils ont été présentés dans une logique progressive :

  • Le travail neurodynamique vise à améliorer l’activation et la coordination musculaire. 
  • Les méthodes de contrôle articulaire (RAILs, PAILs, CARS) développent la stabilité active en fin d’amplitude. 
  • Le renforcement en amplitude permet de gagner en force et en tolérance dans les positions extrêmes. 
  • Enfin, les exercices dynamiques spécifiques (travail avec haies) favorisent l’intégration de la mobilité dans des situations proches du geste sportif.

La logique globale repose sur une progression : amplitude, contrôle, force, puis intégration dynamique. Toute approche limitée à l’amplitude ou déconnectée du geste est insuffisante.

En conclusion, la mobilité doit être considérée comme une qualité active, spécifique et entraînable, au cœur de la performance, et non comme un simple travail d’étirement.

ST

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